Alors qu’une guerre commerciale se dessine entre les Etats-Unis et le reste du monde, notamment avec l’Europe, c’est un nouveau contexte de crise économique qui se profile et qui pourrait impacter les entreprises. Dans cette situation toutes les entités sont susceptibles de connaître des hauts et des bas. Le dirigeant pris dans les tâches quotidiennes, pris par la routine ou encore débordé par les évènements n’est pas toujours en mesure de repérer les faibles signaux d’alerte. Pourtant en les diagnostiquant à temps les difficultés peuvent être traitées efficacement par l’intermédiaire de divers outils. Ils peuvent parfois être juridiques voire judiciaires avec la médiation de crédit, le mandat ad hoc …. Les signes avant-coureurs qu’une crise touche l’entreprise sont issus d’une conjoncture de maux, 1 ou 2 plus importants, indiquant une situation alarmante.
Voici une liste d’indices qui doivent alerter aussi bien le dirigeant que ses collaborateurs.
- Une trésorerie qui se dégrade :
Une trésorerie qui se dégrade au point qu’il faille tirer toujours plus sur le crédit bancaire voire sur les délais de paiement doit alerter immédiatement sur une situation que peut vite déraper. Cet état est régulièrement considéré comme passager par le chef d’entreprise.
- Des outils de gestion prévisionnels inexistants ou non pertinents :
Des outils comme des tableaux de bord de gestion doivent être présents, mis à jour et pertinents. Ils permettent de suivre quotidiennement l’évolution de facteurs importants, mesurent la performance de l’entreprise. Ils doivent être faciles à mettre en place, faciles à utiliser et donner une vision quasi instantanée et cohérente de la situation.
- Une politique de l’autruche :
Retard sur la saisie des factures de fournisseurs, retard sur la saisie des factures clients, un suivi de gestion qui n’est pas optimisé… et un dirigeant qui se voile la face.
- Une vision stratégique défaillante :
Une entreprise qui fonctionne depuis plusieurs années, bien implantée sur son ou ses marchés et un dirigeant qui pense que cela va encore durer longtemps. Pourtant la structure s’adapte de moins en moins aux mouvements stratégiques. Une erreur de stratégie n’étant visible sur le compte de résultat que 6 à 24 mois après. Il est essentiel d’être clairvoyant et se poser les bonnes questions au bon moment.
- Une implication du dirigeant moins prononcée :
Un dirigeant qui ne connait plus son personnel, incapable de connaitre sa gamme de produit, incapable de savoir les produit en production sur la ligne …
- Entourage et collaborateurs qui ne disent plus la vérité :
L’entourage et les collaborateurs perdent de l’acuité, perdent le sens des réalités avec le temps.
- Perte de leadership et climat social qui se tend :
L’entreprise est considérée comme un outil de production par le chef d’entreprise. On occulte le caractère humain et périssable. En effet une entreprise vit et meurt ! Dégradation du management, du leadership et du climat social sont des constantes des entreprises en crise. De même si les relations humaines fonctionnent correctement, ce sont les employés qui feront remonter les informations et alerteront les dirigeants sur les difficultés.
L’anticipation suivie de la réaction sont des clés pour pallier aux difficultés que peuvent connaitre les entreprises. La vigilance est toujours de mise.
